Isthmia le mag

10 avril 2018

TROIS EVENEMENTS AUXQUELS VOUS ÊTES CONVIÉS

Classé sous Isthmia le mag — isthmialemag @ 18 h 47 min

 

1° EXPO « DESSIN CONTRE NATURE »,  DE PHILIPPE COMAR, À LA VILLA TAMARIS

A DECOUVRIR A La Villa Tamaris, la Seyne sur mer  DU 17 février AU 24 avril 2018

Lire l’article de Lilyane ROSE sur  YAQUOI

« PHILIPPE COMAR

« Dessin contre nature »

DESSIN CONTRE NATURE VILLA TAMARIS

TEXTE DE L’ARTICLE publié le 9 avril 2018

Les salles du rez-de-chaussée de la Villa Tamaris sont toujours accueillantes pour les artistes, aussi éclectiques que soient les choix des commissaires, leurs œuvres, dans ces pièces aux dimensions plus intimes y gagnent en unité, et des accrochages judicieux nous permettent d’approcher l’aventure d’une démarche artistique.

De l’unité donc. Ici, évidente et simple : la technique – le crayon graphite sur papier, la couleur – le noir et le blanc, plutôt le gris, la pratique – le dessin, le dessin, le dessin. Philippe COMAR dessine ; tout le temps, partout : dehors, mais moins les grands espaces que les « objets » qu’ils contiennent, les roches, les écorces, des fragments de nature et dedans. Les lieux clos, confinés, encadrés sont d’inépuisables et gigantesques cabinets de curiosité pour ce boulimique raisonné collectionneur de forme. On le suit dans les endroits les plus inattendus : serre tropicale du Jardin des Plantes, Musée des Beaux-Arts, de minéralogie, de la marine, Musée Guimet Dupuytren ou Musée de l’air ; salon de l’agriculture, école vétérinaire, hôpital Saint-Louis, zoos, aquariums, gare, cirque, égouts, carrières et autres catacombes… et aussi dans une locomotive de collection, dans sa salle de bain, sur son lit. Culture contre nature ?

Car Philippe COMAR ne regarde jamais sans interroger le réel. Avec son seul crayon et sa gomme, s’il traque la diversité infinie des formes, s’il adhère aux apparences, c’est pour essayer d’en comprendre les causes, remonter aux lois qui gouvernent les phénomènes, comme le préconisait déjà Léonard de Vinci. Et quel meilleur terrain de jeu que le Muséum d’Histoire Naturelle où des jours durant il a dessiné « avec avidité ces squelettes et ces corps soigneusement épluchés, n’abandonnant les crayons que tard le soir dans une sorte d’ivresse confuse et hallucinée. »

Se nourrir jusqu’à l’ivresse des objets du réel (machine, viscères, plâtres d’atelier, hippopotame nageant ou truite endormie, cristaux et lotus, tableau de Gustave Courbet…). Pour Philippe COMAR, le dessin est l’incontournable condition de la possibilité de la connaissance, il est LE médium qui permet à l’esprit de se rapprocher des choses. Objet graphique autonome, l’image détachée de l’objet transforme la réalité, en la fixant, elle la rend approchable : il faut faire encore et encore des images pour parvenir à capturer la complexité du monde. Dessiner n’est pas imiter mais reconstruire. « Pour le dessinateur attaché au dessin d’observation, le vrai mystère n’est pas l’invisible, mais le visible (…) plus on parvient à démêler la confusion qui nous entoure et plus l’évidence de ce que nous voyons apparaît comme une énigme plus grande. » Dessiner contre la nature, la nature des choses comme adversaire. Faire des images serait une forme de survie ?

L’adversaire, le réel, sera plus vulnérable s’il est déjà circonscrit, fixé à l’intérieur d’un cadre. Philippe COMAR choisit son terrain : les musées, les aquariums, les fosses et les cages des animaux du zoo, les eaux prisonnières de leurs reflets, la nature en tube étiquetée, les fœtus en bocaux, l’exiguïté d’une baignoire. L’enfermement pour capturer le chaos, traquer la forme. « La cage, comme la feuille de papier est un lieu où apprivoiser le réel. »

Le dessin est une affaire de temps, celui de la réflexion et du mouvement de la pensée ; la tête et les mains ne réagissent pas de la même manière en présence d’une vache, de membres de chevaux écorchés ou d’un intestin grêle de poulain du XIXe siècle fixé et étiqueté sur son socle : lignes frémissantes ou précision d’un dessin « léché » en valeur. Pour affronter le réel il faut aussi maîtriser ses émotions, et le temps. Il y a des instants et des moments : les lignes claire nous proposent une version simple du monde complexe et les clair-obscurs aux séduisantes lumières voilées nous incitent à en percer l’énigme.

La quête de la connaissance ne va pas sans une certaine inquiétude, elle nous oblige à affronter l’évidence de la mort pour comprendre la vie. L’artiste dessine des animaux empaillés ou disséqués, des moulages de têtes décapitées, fait des croquis de sa grand-mère et de son père sur leur lit de mort. En dessinant des cadavres d’animaux ou de monstres, il est à la recherche d’une limite du beau « ce n’est qu’en dessinant que l’on parvient à dépasser nos préjugés et à expérimenter qu’il n’existe dans l’absolu rien de laid ». Dessin contre la nature – dessiner contre la nature, le beau dans la nature et le beau dans l’art seraient-ils en concurrence ? On a interprété la Mélancolie de l’Ange de DÜRER comme un échec à définir la beauté.

Lilyane ROSE

Un excellent catalogue (35 €) accompagne l’exposition et serait même indispensable. On y trouve les cartels de chaque œuvre exposée et les commentaires et propos très vivants de Philippe COMAR.

 

2 ° VERNISSAGE « AZUL », DE PHILIPPE HUGONET ET DIDIER PETIT,

      À LA GALERIE LA PORTE ETROITE, TOULON

      Vendredi 13 avril à La PORTE ETROITE à 18h30

DERNIER ARTICLE SUR YAQUOI: VERNISSAGE13 avril « AZUL » à La PORTE ETROITE, – FESTIVAL POESIE VIVANTE ET INVENTIVE, SUITE

CONTACT : Galerie LA PORTE ETROITE

Chers amis,

Je suis heureux de vous rappeler notre rendez-vous vendredi prochain pour le vernissage de   AZUL

AZUL GALERIE LA PORTE ETROITE TOULON

Pascale HUGONET, cire pigmentée et Didier PETIT, papier découpé

 

Azul, bleu en espagnol, est un dérivé du mot azur (n.m. ar.lāzaward, du persan lâdjourd, lapis-lazuli; 1080). On dit également pierre d’azur.

Pierre du sol, de la terre, de la roche, pierre couleur du ciel, de l’illimité, de l’inatteignable, de l’espace.

Couleur de la robe de la Vierge, couleur des manteaux des rois de France (sur champ d’azur !),

couleur des fonds ultramarins, de la mer, de l’horizon, du ciel, de la voute céleste,

elle est la cape immense de l’impalpable, 

celle des voutes architecturales telle la Sixtine avant que Michel-Ange ne la peigne, 

elle est recherchée par les peintres au même titre que l’or.

Couleur céleste par excellence, elle est l’infini, le vertige, le nocturne avec ses zones d’ombre et de lumière: vaste comme la nuit et comme la clarté nous dit Baudelaire.

Elle est nuée des poètes, éther des scientifiques…

Regarder le ciel et la mer et la nuit tout à la fois…           

L’œil s’y abime, s’y noie, se perd, s’éloigne et se rapproche.

Insaisissable image, interrogeable espace, invisible cosmos, elle donne corps à l’immatériel…

La voir c’est déjà y rêver !

Tendons la main, le doigt, tout s’efface…

Tentons de la cerner… Patience, oui, mais dans l’azur…

Didier Petit, février 2018

 

3° FESTIVAL POESIE VIVANTE ET INVENTIVE, SUITE,

« Poésie vivante et inventive »

Poètes accueillis en résidence : Armand Le Poête et Patrick Dubost

Au programme : expositions, lectures, ateliers et performances

« Un festival inter-générationnel qui place la poésie dans tous ses états au coeur des villes participantes. »

jusqu’au  22 avril, Solliès, Carré des Mots à Toulon, La Farlède

FESTIVAL ART ET POESIE

Informations : 04 94 33 72 02
avec la présentation de la revue TESTE # 30 dimanche au Carré des Mots

INFOS TRASMISES PAR

Marie-Françoise Lequoy-Poiré Plasticienne - photographie et computer art – journaliste
artmandat et réseau « c’est bien parti »
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TOULON
06 62 69 41 23
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